CV, Show : Cleptomanie Sentimentale

0 Posted by - 10 mars 2018 - CV, expositions

Cleptomanie Sentimentale

Fondation Saves
6 rue du Marché
69009 Lyon

Du 10 au 17 Mars 2018
Vernissage le 10 mars 2018 15h-20h

Vue de l'exposition Cleptomanie Sentimentale par Diego Guglieri Don Vito et Caroline Saves

De gauche à droite :
Sans titre, Léa Mercier, 2015, 8 x 10 cm, photographie argentique, tirage sur papier satiné
TOUCHLESS, hd kepler (Eleni Riga & Florent Frizet), 2017, 1.5 x 8 cm, bracelet en plastique

Vue de l'exposition Cleptomanie Sentimentale par Diego Guglieri Don Vito et Caroline Saves

Cimaise de haut en bas :
Sans titre (avant les lumières artificielles), Marie Clerel, 2016, 100 x 23 cm, impression jet d’encre sur papier
Sans titre, Florent Frizet, 2015, 31 x 44 x 4.5 cm, cloche en plexiglass, peinture à la bombe, acrylique
Sans titre, Léa Mercier, 2015, 8 x 10 cm, photographie argentique, tirage sur papier satiné
TOUCHLESS, hd kepler (Eleni Riga & Florent Frizet), 2017, 1.5 x 8 cm, bracelet en plastique
Sans titre (une partie de ce que tu es), Inconnu, 2016, 14.5 x 10 cm, écriture sur page déchirée

Arrière plan :
Emprunteuse bricoleuse Caroline, Bruno Rey, 2016, 21 x 14.85 cm, dessin sur papier

Vue de l'exposition Cleptomanie Sentimentale par Diego Guglieri Don Vito et Caroline Saves

Arrière plan de gauche à droite :
Sans titre (mind map), Théo Massoulier, 2013, 26 x 36 cm, huile sur toile
Pensée vague, Sabine Leclercq, 2014, 28 x 21 cm, papier, craie grasse, miroir
Sans Titre, Florent Frizet, 2015, 31 x 44 x 4.5 cm, cloche en plexiglass, peinture à la bombe, acrylique
Timelapse Ultra Crunch, Diego Guglieri Don Vito, 2016, 17.5 x 22 x 4 cm, plaque de plâtre, peinture à la bombe
Avant les passagères, Marie Clerel, 2017, 13 x 7.5 cm, cyanotype non fixé envoyé par courrier postal puis fixé par le destinataire à sa réception

Sur le bar de gauche à droite :
50 shades, extrait d’une série de 50 peintures, Florent Frizet & Caroline Saves, 2015, 16 x 9 cm, bois, acrylique, vernis, aquarelle, paillettes
Chez Jacent, Jade Fourès-Varnier & Vincent de Hoÿm, 2017, 14.8 x 10.5 cm, carton d’invitation Paradiso lussemburgo, Filip Markiewicz, 2015, 8 x 13 cm, impression sur papier

Vue de l'exposition Cleptomanie Sentimentale par Diego Guglieri Don Vito et Caroline Saves

Cimaise Gauche (de haut en bas) :
À la recherche du bonheur, Maxime Delhomme, 2014, 50 x 40 cm, bois, acrylique Batteurs, Lucie Douriaud, 2012, 02’42, vidéo
Meditations on the Death of a Young Man : Steve McQueen’s Ashes, Steve McQueen, 2015, 55 x 82 cm, impression sur papier
Accident (Réalité à Demi Repliée), Diego Guglieri Don Vito, 2015, 6 x 13 x 9 cm, ciment teinté
À toi, Charlotte Denamur, 2016, 16 x 13 cm, enveloppe, tissu, acrylique

Porte :
Titre d’atelier, M comme montagne, rouge et rose, Manon Vargas, 2017, 23.5 x 27 cm, acrylique sur toile
Cimaise Droite (de haut en bas) :
Sirène, Charlotte Denamur, 2015, 65 x 50 cm, sérigraphie sur papier
Sans titre (2 manières ≠ d’être présent), Inconnu, 2015, 7.5 x 7.5 cm, écriture sur post-it
Disputer les étoiles (essai), Sabine Leclercq, 2017, 13 x 13 cm, craie grasse sur tissu

Au sol :
Don ́t make a wall make a brick, extrait d’une série de 10 modules, Lisa Algayer, 2015-2016, 3.5 x 17 x 7.5 cm, céramique et faïence émaillée

Vue de l'exposition Cleptomanie Sentimentale une proposition de Diego Guglieri Don Vito et Caroline Saves

Cimaise Gauche (de haut en bas) :
Sans titre (avant les lumières artificielles), Marie Clerel, 2016, 100 x 23 cm, impression jet d’encre sur papier
Sans titre, Florent Frizet, 2015, 31 x 44 x 4.5 cm, cloche en plexiglass, peinture à la bombe, acrylique
Sans titre, Léa Mercier, 2015, 8 x 10 cm, photographie argentique, tirage sur papier satiné
TOUCHLESS, hd kepler (Eleni Riga & Florent Frizet), 2017, 1.5 x 8 cm, bracelet en plastique
Sans titre (une partie de ce que tu es), Inconnu, 2016, 14.5 x 10 cm, écriture sur page déchirée

Cimaise droite (de haut en bas) :
À la recherche du bonheur, Maxime Delhomme, 2014, 50 x 40 cm, bois, acrylique
Batteurs, Lucie Douriaud, 2012, 02’42, vidéo
Meditations on the Death of a Young Man : Steve McQueen’s Ashes, Steve McQueen, 2015, 55 x 82 cm, impression sur papier
Accident (Réalité à Demi Repliée), Diego Guglieri Don Vito, 2015, 6 x 13 x 9 cm, ciment teinté
À toi, Charlotte Denamur, 2016, 16 x 13 cm, enveloppe, tissu, acrylique

Vue de l'exposition Cleptomanie Sentimentale par Diego Guglieri Don Vito et Caroline Saves

50 shades, extrait d’une série de 50 peintures, Florent Frizet & Caroline Saves, 2015, 16 x 9 cm, bois, acrylique, vernis, aquarelle, paillettes

Vue de l'exposition Cleptomanie Sentimentale, une proposition de Diego Guglieri Don Vito et Caroline Saves

De haut en bas :
Pensée vague, Sabine Leclercq, 2014, 28 x 21 cm, papier, craie grasse, miroir
Sans Titre, Florent Frizet, 2015, 31 x 44 x 4.5 cm, cloche en plexiglass, peinture à la bombe, acrylique
Chez Jacent, Jade Fourès-Varnier & Vincent de Hoÿm, 2017, 14.8 x 10.5 cm, carton d’invitation

Vue de l'exposition Cleptomanie Sentimentale par Diego Guglieri Don Vito et Caroline Saves

De haut en bas :
50 shades, extrait d’une série de 50 peintures, Florent Frizet & Caroline Saves, 2015, 16 x 9 cm, bois,
acrylique, vernis, aquarelle, paillettes
Sans titre (regarder de face), Inconnu, 2015, 7.5 x 7.5 cm, écriture sur post-it

Caroline Saves et Diego Guglieri Don Vito vous invitent à découvrir Cleptomanie Sentimentale une exposition de la collection Saves, ensemble de pièces récoltées, offertes ou dérobées depuis octobre 2014.

Avec les œuvres de : Amandine Arcelli, Bruno Rey, Charlotte Denamur, Diego Guglieri Don Vito, Eleni Riga, Florent Frizet, Léa Mercier, Lisa Algayer, Lucie Douriaud, Manon Vargas, Marie Clerel, Maxime Delhomme, Sabine Leclercq, Théo Massoulier

Sabine met deux mains dans le dos de Maxime. Un mot de Charlotte. Lisa cherche dans sa poche, y trouve quelques restes et le téléphone de Marie. Un appel manqué de Diego. Léa fixe les montagnes et Manon prend le soleil sous les palmiers. Amandine accoudée au bureau regarde Théo chercher le bonheur. Bruno masque le visage de Florent. Au bras d’Eleni, Lucie regarde de face l’au-delà. «Une partie de ce que tu es, je le suis aussi» chuchote-t-elle.

Revue d’exposition par Leila Couradin

Dès l’entrée de l’immeuble, au numéro 6 de la rue du marché, le ton est donné : aucun doute possible, il s’agit bien ici d’une exposition publique. Loin des projets curatoriaux dits « d’appartement » souvent proches de « l’entre soi », la collection Saves ici présentée par Diego Guglieri Don Vito invite le spectateur à la découverte des pièces qui la composent dans un cadre domestique ouvert. Il s’agit d’une collection personnelle que Caroline Saves et Diego Guglieri Don Vito tentent de lire dans son ensemble, avec l’éclairage permis par un accrochage géographiquement et temporellement défini réalisant alors un « état de collection ». Dans cet appartement, si le parti pris d’un accrochage de type « muséal » est défendu, l’espace n’en reste pas moins un lieu de vie dépouillé de sa fonctionnalité et des traces d’occupation de sa propriétaire. Ainsi, le bar sert de surface et la fenêtre de support.

Cet espace apparaît toutefois « habité » tant l’architecture du lieu comme le dispositif scénographique sont caractérisés. Le carrelage en damier et l’unique meuble laqué, loin de représenter une véritable contrainte permettent d’insister sur l’aspect intimiste d’une exposition de collection accrochée chez sa propriétaire. Chaque pièce trouve ici sa place : sur une cimaise montée pour l’occasion, derrière une poutre, dans une alcôve, en haut d’une porte.

Les œuvres, nombreuses, sont toutes potentiellement mobiles : elles se transportent pliées dans une poche, roulées dans un sac, ou glissées entre les pages d’un livre. Ces formats invitent à fantasmer leurs histoires parfois chaotiques : de la pièce échangée à celle dérobée dans une exposition, en passant par celle vouée à une destruction certaine et pourtant glanée dans le recoin d’un atelier. Tout ici évoque la fictive petite boite en fer contenant un trésor jusqu’ici jalousement gardé secret.

On y découvre entre autre sérigraphies et peintures de Charlotte Denamur, sculptures en cire d’Amandine Arcelli, tirages photographiques de Léa Mercier et cloches en plexiglass de Florent Frizet.

En exposant ces pièces, Diego Guglieri Don Vito évoque la notion inhérente au projet de réhabilitation : la question du statut de chacune de ces productions, se pose ici avec évidence. Si pour Caroline Saves qu’importe le statut, leur valeur est éminemment sentimentale, elles sont pourtant ici titrées, réévaluant la place qu’elles occupent, ou qu’elles pourraient occuper dans une pratique artistique. Est-il possible d’y voir, peut-être en négatif, quelques indices sur l’essence d’un travail ? Ou est-ce l’exposition en elle-même qui ferait « œuvre » ?

Peut-être est-ce ici la force de cette proposition qui se situe à la frontière entre le public et le privé, l’accrochage muséal et les spécificités d’un appartement, l’œuvre exposée et la tentative d’atelier.

Un anonyme serait tenté d’y risquer un rapide manifeste sur post-it…

Publié le 15 mars 2018 : Point Contemporain

Crédit Photo © Diego Guglieri Don Vito