Miami-Fauve

Miami-Fauve, Diego Guglieri Don Vito

Miami-Fauve est une collision entre l’Estaque ; plus particulièrement le port de l’Estaque peint par George Braque en 1906 et l’imaginaire fantasque d’un Miami des années 1980 : glamour, luxueux, coloré, plein de cocaïne et de néons. La particularité de cet univers parallèle est qu’il existe en quatre dimensions : en plus des dimensions propres à notre univers (hauteur, largeur, profondeur), l’univers de Miami-Fauve existe également dans une dimension qui est la couleur.

Diego Guglieri Don Vito est époustouflé par cette expérience en quatre dimensions, mais aussi piqué de curiosité pour cet univers à la fois proche et pourtant tellement éloigné de celui que nous connaissons. Tout en continuant à préciser les détails de cet univers dans des lettres qu’il adresse aux personnes avec lesquelles il a évoqué Miami-Fauve, Il décide de passer une année à ramener suffisamment de fragments de cet univers dans le nôtre pour faire partager l’expérience de ses voyages en Miami-Fauve.

Extrait de corespondance :

“ Aurélie Cavanna, qui est critique d’art avec qui j’ai échangé, le verbalise, d’une si belle façon que j’aimerais t’envoyer sa lettre afin que tu puisses t’en saisir, mais ce serait rompre ce pacte non écrit de ne pas diffuser à grande échelle ce qui m’est confié dans les correspondances à propos de Miami-Fauve. Cette idée me fait sourire, comme si, en tant qu’artiste, je pourrais être soumis au secret professionnel.

Je peux, par contre, te décrire ce qu’elle a conceptualisé.

Miami-Fauve est un univers inaccessible qui comprend une composante supplémentaire à la réalité que nous éprouvons. Cette composante, la couleur, est une idée universelle (ou presque) dont toute personne qui se verra raconter l’expérience de Miami-Fauve pourra se saisir : tout le monde ou presque a accès aux couleurs de l’environnement dans lequel il évolue. En un sens, la couleur est juste un chemin. Aurélie utilise ce terme de « passerelle vibratoire », ce que je trouve assez beau puisqu’elle arrive à concaténer l’idée de passerelle (voie/chemin) avec le caractère oscillatoire de la couleur (couleur comme résultat d’une sensibilité à la lumière d’une longueur d’onde électro-magnétique). La correspondance qui suit est une manière d’emprunter cette passerelle vibratoire. L’emprunt de ce chemin par une personne, la 5e dimension, est une condition sine qua non de la réalité de Miami-Fauve. ”